Actualité Maritime

60 ans après la tragique disparition du « Ravenel », une opération de la dernière chance, à laquelle le CMF est heureux d’apporter son soutien, est menée pour retrouver l’épave de ce chalutier de 30 m déclaré naufragé au large de Saint-Pierre-et-Miquelon le 29 janvier 1962, avec 15 personnes à bord, et en percer le mystère.

Le 28 janvier 1962, eu lieu l’un des plus importants naufrages de l’histoire maritime dont les circonstances sont, à ce jour, encore inconnues. Il y a tout juste 60 ans, Le chalutier Ravenel a disparu au large de l’archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon avec à son bord quinze hommes.

Malgré les recherches conduites durant les six décennies suivantes, le lieu et les circonstances de ce drame sont un véritable mystère.

Construit en 1960 à Saint-Malo, le Ravenel était un chalutier en acier de 32,67m qui était armé par la Société de Pêche et de Congélation de Saint-Pierre et placé sous le commandement du capitaine Adrien Fily. Le Ravenel avait appareillé le 20 janvier 1962 de Saint-Pierre pour une marée de deux semaines dans le sud-ouest du Grand Banc de Terre-Neuve. Sa dernière vacation radio remonte à la matinée du 28 janvier alors qu’il était sur la route du retour ,pris dans une violente tempête. Il n’a ensuite plus donné de nouvelles et n’était pas à quai le 29 janvier pour décharger, comme initialement convenu avec l’armateur. Très rapidement l’alerte fut donnée et les recherches lancées par les autorités françaises et canadiennes, en vain.

Le 3 février 1962 le navire fut déclaré perdu corps et biens.

Soixante ans plus tard, l’espoir de résoudre ce mystère s’est ravivé avec l’annonce, en décembre 2020, d’une opération de 3 ans dédiée à la recherche de l’épave. Initiée par Mme Annick Girardin, cette vaste opération mobilise également les services des ministères de l’Europe et des Affaires étrangères, des Outre-mer, des Armées et de la Culture ainsi que du Secrétariat général à la mer. Elle repose sur la mise à contribution de nouvelles technologies avec notamment un drone de surface autonome doté de moyens de localisation et de détection de très haute précision, combiné à un véhicule sous-marin télé-opéré équipé de caméras.

Dès juin 2021, une première campagne de recherches a été mise sur pied, au cours de laquelle le drone de la société iXblue a parcouru 4 500 km permettant de cartographier 450 km² de fonds marins avec une précision jamais atteinte. Si cette première campagne a permis de découvrir deux nouvelles épaves, elle n’est cependant pas parvenue à localiser le Ravenel. Une nouvelle déception pour les familles endeuillées.

Les recherches vont donc se poursuivre en 2022, l’ensemble des équipes d’experts (DRASSM, Météo-France, Société iXblue, SNSM) et des services de l’État restant très mobilisés. Au cours des 12 derniers mois, une nouvelle zone de recherche a été identifiée (cf. carte ci-dessous) sur la base de travaux de modélisation réalisés par Météo-France visant à reconstruire la dérive des objets du Ravenel retrouvés sur la côte canadienne dans les jours qui ont suivis sa disparition. Par ailleurs, des enquêtes menées par le DRASSM auprès des marins et des témoins de l’époque, ont permis de préciser la route supposée du chalutier compte tenu des conditions météorologiques qu’il subissait.

Hors contribution de l’État, le coût de l’opération 2022 s’élève à 400 000 €. Des demandes de subventions actuellement en cours d’instruction vont permettre de rassembler la moitié de cette somme. La Fondation de Université de Bretagne Occidentale se joint à la Société des Marins de Saint-Pierre-et-Miquelon pour la recherche de mécènes intéressés par l’histoire du Ravenel et qui souhaiteraient s’investir avec nous, aux côtés des associations de familles des disparus et, plus largement, de la population de l’archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon, profondément et durablement marquée par ce drame.

Drix de l’opération. © 2021 Opération Ravenel

Pour participer à cette opération, les entreprises peuvent faire un don jusqu’à début juillet. 

Les entreprises domiciliées en métropole peuvent donc participer en devenant entreprise mécène de l’action auprès de la Fondation UBO. 
Cela permet à l’entreprise mécène de déduire de son impôt 60% du montant du don consenti, ce dernier étant pris dans la limite de 0.5 p.100 de son chiffre d’affaires. Si le don dépasse ce seuil, un report est possible sur les cinq années suivantes de la déduction. Retrouvez le document d’informations de l’UBO en lien.

Vous devenir entreprise mécène, vous pouvez directement contacter la Fondation UBO :
Fondation universitaire UBO
3 Rue des Archives – CS 93837
29238 BREST CEDEX 3
Tél. +33 2 98 01 80 40
Mail : fondation@univ-brest.fr

Enfin, nous vous invitons également à retrouver le reportage de France TV diffusé en novembre dernier : https://www.francetvinfo.fr/societe/saint-pierre-et-miquelon-le-mystere-du-ravenel-refait-surface_4834433.html