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Interview de Pierre Karleskind, Président de la Commission de la pêche au Parlement européen, par le Cluster Maritime Français en soutien à la filière pêche et produits de la mer.

 

CMF : La filière pêche et produits de la mer est en grande difficulté avec la crise sanitaire du Covid-19. Pourtant, il n’y a aucune contre-indication à la consommation de produits de la mer ?

Pierre Karleskind : Les pêcheurs et conchyliculteurs de nos régions, que vous fédérez notamment au sein du Cluster Maritime Français, s’organisent pour continuer à nous approvisionner pendant cette période difficile. Il est important de continuer à acheter et à consommer du poisson et des produits de la mer car comme je soulignais sur twitter, les produits frais ne sont pas porteurs du virus et sont nécessaires à une alimentation équilibrée, qui peut aider à combattre les maladies. Pour notre santé et pour soutenir une filière qui souffre, elle aussi, de la situation, mangeons du poisson !

 

CMF : Pour notre santé mais aussi pour notre plaisir gustatif, France Filière Pêche communique justement sur les recettes à élaborer à partir de produits de la mer (en lien). De nombreuses initiatives de la filière sont menées en ce sens. Qu’en pensez-vous ?

Pierre Karleskind : Il faut souligner les actions venant des différents acteurs institutionnels et commerciaux pour promouvoir la consommation des produits de la mer. Il faut aussi se féliciter des initiatives prises par les collectivités, par les Régions et par l’Etat pour proposer des réponses économiques aux secteurs de la pêche et de l’aquaculture. Notre pays a besoin de se nourrir et surtout de bien se nourrir, avec des produits frais. Nous devons donc tous nous mobiliser pour assurer l’approvisionnement de nos concitoyens.  

 

CMF : Quel est le programme d’actions au niveau européen pour soutenir la filière ?

Pierre Karleskind : “Face à cette crise, nous devons agir rapidement et mettre en place des mesures efficaces pour soulager le secteur de la pêche et de l’aquaculture. Nous y travaillons aussi au niveau européen. Le plafond des aides de base (aides de minimis) a d’ores et déjà été multiplié par 4, sous réserve d’un accord urgent de la Commission. Le financement des arrêts temporaires pour ceux, pêcheurs comme conchyliculteurs, qui ne peuvent plus continuer à travailler, et des aides au stockage pour les cas où les produits de la pêche auraient momentanément difficulté à trouver preneur, est une nécessité provisoire. Ce sont deux exemples parmi d’autres actions à envisager pour soutenir le secteur de la pêche et de l’aquaculture dans cette crise inédite.

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