Energies marines renouvelables, stockage et services

 

La France maritime dispose de très nombreux atouts pour participer au développement des filières industrielles issues des différentes énergies marines renouvelables (EMR) : le deuxième espace maritime mondial offrant des opportunités pour toutes les EMR (éolien, courants, marées, vagues, énergie thermique des mers, …), une capacité de recherche et une industrie forte et diversifiée tant dans les activités navales que maritimes.

Le développement des EMR


Dans le cadre de sa loi sur la Transition énergétique promulguée en août 2015, la France s’est fixée un objectif très ambitieux de 40 % d’énergies renouvelables dans notre mix électrique à l’horizon 2030. Seul l’apport des énergies marines permettra d’atteindre cet objectif, sa part sera fixée dans la programmation pluriannuelle de l’énergie fin 2016, et pourra être révisée fin 2018. 

Entre temps l’arrêté du 24 avril 2016 est venu préciser un calendrier d’objectifs avec, au minimum : pour l’éolien posé 500WM installés en 2018 et 3.000 MW en 2023, et 6.000 MW supplémentaires de projets attribués ; et pour les autres types d’EMR : 100 MW installés en 2023 et 2.000 MW supplémentaires de projets attribués. 

L’éolien en mer, technologie EMR la plus mature, a d’ores et déjà fait l'objet de deux appels d'offres répartis sur six parcs et totalisant une puissance de près de 3 GW, mais l'objectif de 9 GW pressenti dans la PPE est encore loin d'être atteint (notons que le gisement total pour l’éolien offshore en France est de 80 GW) ! 

En Europe, la France prend du retard : l'Association européenne WindEurope, dans son bilan fin 2015, a totalisé 84 parcs installés dans 11 pays différents, représentant plus de 11.000 MW au 1er juillet. 

De nouveaux projets devront donc être lancés en France. Le SER a proposé à l'horizon 2030 : 15.000 MW d'éolien offshore posé installé ; 6.000 MW d'éolien flot tant ; 3.000MW d'hydrolien. Mais les projets ne verront le jour que si les procédures évoluent et si de la visibilité est donnée aux industriels, ces deux conditions étant nécessaires aux industriels pour entamer une véritable baisse des coûts.

Si l’on prend l'exemple des Pays-Bas et du Danemark, la mise en place d’une nouvelle procédure de dialogue compétitif, couplée à la visibilité donnée aux acteurs du marché, ont permis d’attribué les derniers appels d’offres éolien en mer aux prix de 72€ et 63€/MWh (contre environ 150€/MWh en France). 

Concernant les autres technologies EMR, la France avance dans deux domaines : 

L’éolien flottant : deux lauréats ont été retenus en juillet 2016 pour les fermes pilotes sur la zone de Gruissan (Méditerranée) et sur la zone de Groix (Bretagne). A priori, d’autres lauréats devraient être annoncés en 2016/2017 pour les sites pilotes pour lesquels les appels d’offre avaient été lancés. 

L’hydrolien : après l’inauguration de deux hydroliennes (DCNS/EDF-EN) à Paimpol-Bréhat en janvier et mai 2016, ainsi que des tests dans le passage du Fromveur, l’objectif est d’obtenir

d’ici fin 2016 des appels à projets pour des parcs « commerciaux ». Deux autres fermes pilotes devront être raccordées au réseau d’ici 2018 dans le Raz Blanchard suite à l’AMI de 2013 à l’issue duquel deux lauréats avaient été retenus (Engie/GE et EDF-EN/DCNS). 

Les industriels vont pouvoir éprouver leurs technologies, afin de les positionner comme composante impor tante de la Transit ion énergétique. 

Stockage 

Le corollaire du développement des énergies renouvelables est le stockage de l’énergie. En effet, ces énergies (eau, vent, soleil) ont un caractère fluctuant que n’ont pas les énergies fossiles (charbon, gaz, pétrole). Leur développement est susceptible de compromettre, à terme, l’équilibre entre production (offre) et consommation (demande) sur les réseaux électriques. Cette hypothèse est formulée certes très en avance, mais les études montrent que vers 2040/50, plus de la moitié de la consommation énergétique mondiale sera d’origine renouvelable, ce qui entrainera un besoin conséquent de stocker l’énergie produite durant certaines heures de la journée en vue de la consommer à d’autres heures. 

Actuellement seulement 3 % de l’électricité consommée dans le monde est stockée. Et à plus de 99 % elle l’est sous forme gravitaire dans des barrages hydrauliques (Pumped Storage Hydro).

C’est la technologie la plus compétitive. Les autres, encore marginales, sont plus coûteuses. Malgré son avantage compétitif, le stockage gravitaire hydraulique présente l’inconvénient d’avoir une empreinte environnementale forte car il faut inonder des vallées entières. Par ailleurs, les sites bon marché, c’est-à-dire ceux qui ont une hauteur de dénivelé importante, sont déjà équipés. 

D’où l’idée d’aller en mer où le stockage d’énergie peut trouver sa place sur des zones à forte hauteur d’eau et éloignées des côtes, donc à moindre coût et impact environnemental. Aucune réalisation n’existe actuellement mais deux technologies sont actuellement à l’étude et portées par des membres du Cluster Maritime Français. Une technologie de stockage par air comprimé au fond de l’eau (procédé AGNES développé par EOLFI), et une technologie de stockage gravitaire utilisant des poids qui transitent entre le fond et la surface (procédé MGH développé par MGH S.A.S.). Ces deux démarches constituent les prémices d’une filière industrielle appelée Deep Sea Energy Storage (DSES) par analogie à la filière Deep Sea Mining, à laquelle elle emprunte d’ailleurs de nombreuses briques tech

nologiques. 

Le marché du DSES est un marché mondial qui est évalué à environ 200 Milliards d’euros à l’horizon 2040/50, ce qui justifie que les industriels et les producteurs s’organisent en consortium.


Éolien offshore posé


  • Alstom 
  • Artelia Eau & Environnement 
  • Bouygues Travaux Publics 
  • Cegelec
  • Corrosion France 
  • EDF Energies Nouvelles (EDF EN) 
  • ENGIE
  • Etpo 
  • France Energies Marines 
  • Groupe Herve 
  • Orange Marine 
  • Paumier Marine 
  • Ports Normands Associés 
  • Saipem 
  • Palfinger 
  • Région Pays de la Loire 
  • Siemens Holding France 
  • Société de Dragage International (SDI) 
  • STXFrance 
  • Syndicat des énergies renouvelables 
  • VINCIEnergies 
  • wpd offshore France


Éolien offshore flottant


  • Above All 
  • Adwen 
  • AXA Corporate Solutions 
  • Bouygues Travaux Publics 
  • Bretagne Développement Innovation 
  • CEPS
  • Corrosion France 
  • d2m Engineering 
  • DCNS
  • DNVGLFrance 
  • Ecole Centrale de Nantes 
  • EDF Energies Nouvelles (EDF EN) 
  • EMCC 
  • ENGIE
  • Eolfi 
  • France Energies Marines 
  • Groupe Herve 
  • Ideol 
  • Palfinger 
  • Région Bretagne 
  • Saipem 
  • Siemens Holding France 
  • Société de Dragage International (SDI) 
  • STXFrance 
  • Syndicat des énergies renouvelables 
  • Wenex Equipements 
  • wpd offshore France

Hydrolien


  • Akuoenergy 
  • Bretagne Développement Innovation 
  • CEPS
  • Constructions Mécaniques de Normandie (CMN) 
  • Corrosion France 
  • DCNS
  • EDF Energies Nouvelles (EDF EN) 
  • ENGIE
  • France Energies Marines 
  • Groupe Herve 
  • GICAN- Groupement des Industries de Construction et Activités Navales 
  • Guinard Energies 
  • Orange Marine 
  • Ports Normands Associés 
  • Syndicat des énergies renouvelables 
  • Thomsea 
  • Wenex Equipements

Houlomoteur


  • Cci Bayonne Pays Basque-Port de Bayonne 
  • Ecole Centrale de Nantes 
  • ENGIE
  • France Energies Marines 
  • GEPSTechno 
  • HydrocapEnergy sas 
  • Syndicat des énergies renouvelables

ETM


  • Akuoenergy 
  • Commune de Saint-André : Projet GIP Pôle Portuaire Industriel Energétique de Bois Rouge 
  • DCNS
  • France Energies Marines 
  • Syndicat des énergies renouvelables

Stockage


  • Agence Maritime de l'Ouest 
  • EDF Energies Nouvelles (EDF EN) 
  • EOLFI
  • MGHsas 
  • Syndicat des énergies renouvelables

Services


  • Agence SURTYMAR
  • Alisker 
  • AMERISGroup
  • AtlanticRefit Center 
  • Cervval 
  • Corrodys 
  • Créocéan 
  • Daher Technologies 
  • EOLFI
  • Geomod 
  • Groupe LHD
  • Ifremer 
  • Institut Français de la Mer 
  • Louis Dreyfus Armateurs 
  • Mercator Ocean 
  • Montgomery Conseil 
  • NavispecFrance 
  • PELAGOSAssociés 
  • Prüftechnik France 
  • Shom 
  • Shubert Collin Associés 
  • Sinay 
  • STXFrance 
  • Union Professionelle des Experts Maritimes 
  • wpd offshore France