ANNULATION DU RECORD SNSM (Suite)C'est bien volontiers que nous ouvrons les colonnes de notre site pour publication intégrale ci-dessous de ce que le syndicat concerné appelle son « Droit de réponse ». Nous tenons à préciser, que fidèles à ce qui a toujours été notre esprit, nous le faisons :
• non au titre de quelque obligation légale que ce soit, qui serait pour le moins discutable (
la République irait bien mal si l'on ne pouvait exprimer son opinion contre ou sur un fait ou un comportement sans être considérés immédiatement comme injurieux. Et dans leur fonction-même ça n'est sûrement pas l'intérêt des syndicats de défendre eux-mêmes ce genre de posture),
• non parce que nous considérons que nous avons insulté toute une profession par notre coup de colère,
Mais parce que nous estimons que le syndicat concerné a le droit de réagir et de faire valoir ses arguments, chaque lecteur de la communauté maritime (
qui est la nôtre en commun !) se faisant ensuite librement son idée.
DROIT DE RÉPONSE : « La virulence du communiqué du Cluster Maritime Français et de l'Institut Français de la mer à l'égard de la discrète profession des officiers de port surprend à plus d'un titre, nous remarquons que les nombreux mouvements sociaux qui ont affecté les ports ces dernières années n'ont pas connu un pareil déchainement de la part de ces organismes réputés plus connus pour leur compétence en économie maritime que pour leur connaissance des aspects sociaux maritimo-portuaires. Les officiers de port sont conscients du désappointement occasionné aux participants du record SNSM et regrettent la gêne qui en a découlé. Mais si la décision de ne pas ouvrir les écluses a été maintenue, il faut en rechercher la responsabilité auprès d'une direction de GPM, sans aucun doute membre du "Cluster", direction sourde aux revendications légitimes d'une profession dont la reconnaissance et les attentes ne sont pas prises en considération.Les officiers de port, eux, peuvent se targuer d'être tous d'anciens marins, et nombreux sont ceux qui sont membres de la SNSM, et patrons de vedette pour certains, nous les officiers de port connaissons la solidarité des gens de mer, la solidarité des gens de mer n'est pas un vain mot, alors par décence, messieurs les rédacteurs de ce pamphlet outrancier, vous, qui êtes plus aptes à fréquenter les cabinets parisiens, vous seriez bien inspirés de mesurer vos propos, car c'est toute une profession qui se sent insultée, et qui est en droit de réagir.Le Cluster Maritime Français et l'Institut Français de la mer devraient se souvenir que les officiers de port sont présents dans tous les ports de commerce et garantissent les conditions d'accès des navires ainsi que la sécurité de ces navires lors de leur séjour au port.Les officiers de port des GPM sont dans leur droit lorsqu'ils demandent l'application de la convention collective nationale unifiée « Ports et manutentions » signée le 10 mars 2011. Oui les officiers de port sont en colère car on ne les entend pas, oui les officiers de port sont en colère lorsque des officines mandatent des organismes tels que le Cluster Maritime Français et l'Institut Français de la mer pour les dénigrer. Si 80% des officiers de port du GPM de Nantes Saint Nazaire, tous syndicats confondus, ont fait grève, c'est qu'ils sont en droit d'obtenir des réponses précises à leurs légitimes attentes.Eric DESTABLESecrétaire Général du Syndicat National des Officiers de port - Force Ouvrière » LES COMMENTAIRES DU CMF : • Nous sommes heureux d'informer nos lecteurs que nous avons reçu d'innombrables marques de soutien à notre communiqué, dont beaucoup en provenance de grands noms de marins, et même quelques-uns de la part de responsables syndicaux soucieux de se démarquer de leurs collègues en cette circonstance…
• Nous avons répondu à Monsieur Destable directement (citation) :
« En fait ce qui nous a scandalisé est le blocage aveugle qui a entraîné l'annulation du record SNSM, et pas du tout le fait que votre profession - évidemment respectable - défende son point de vue dans le cadre d'un conflit social qui ne nous regarde pas et sur lequel nous n'avons pas à prendre parti (comme nous l'avons d'ailleurs dit dans notre communiqué : « Ni la nature ni l'existence du conflit ayant conduit à ce reniement ne sont en cause, tout simplement car le droit social est un principe républicain fondamental »)
. J'ajoute que le Cluster ne s'est jamais mêlé ni ne se mêlera jamais de la vie interne - en particulier opérationnelle - de ses membres !!! » « Cela dit, et au delà des allusions quelque peu méprisantes que vous faites dans votre message (comme s'il n'y avait pas de marins chez nous, (!) ou passions notre temps à traîner inutilement dans les Cabinets) allusions que je considère dictées par une réaction spontanée et « chaude » à notre communiqué, je vous propose de nous rencontrer à votre meilleure convenance pour un dialogue entre hommes libres et prêts à s'écouter. On peut être en effet en désaccord profond sur un comportement ou une action - nous ne renions pas notre furieuse incompréhension sur ce cas - sans pour autant agir en ennemis pour l'avenir ». • Nous ajoutons que :
- Il ne nous appartient aucunement de répondre sur la nature du conflit, son déroulement, ses causes...
- Nombre de marins et de véritables « gens de mer » participent « quotidiennement » à la vie et à l'action du Cluster, et TOUS ceux qui nous ont contactés ont exprimé spontanément leur accord/soutien.
- Nombre de responsables de la SNSM (à tous niveaux et en toutes régions) participent aux activités et aux groupes de travail du Cluster.
- La SNSM est membre et administrateur du Cluster, de même que le Cluster ne cesse de soutenir la SNSM concrètement partout et à chaque fois qu'il le peut.
- Lorsque le Cluster rencontre les Cabinets ministériels, c'est toujours pour pousser au développement économique et social de la France maritime.
- Notre coup de colère était dicté par l'incompréhension, la déception, la « souffrance » pour tous ceux souvent bénévoles, connus ou anonymes qui avaient travaillé à la préparation du Record, enfin et surtout par le fait que des hommes de mer bloquent d'autres hommes de mer, écornant ainsi l'image d'une communauté dont la solidarité est la force, et privant nos sauveteurs de chances supplémentaires d'obtenir de nouveaux soutiens.