Home > Les Secteurs Maritimes > Les énergies marines renouvelablesLes énergies marines renouvelables
Le potentiel global de production annuelle des énergies marines renouvelables serait de l’ordre de 120.000 Twh d’électricité. À titre de comparaison, cela correspond peu ou prou à la consommation annuelle de l’ensemble de l’humanité ! La France maritime dispose de très nombreux atouts pour participer au développement des énergies renouvelables : le deuxième espace maritime (ZEE) offrant toutes les opportunités pour les différents types d’énergie (éolien, courants, marées, vagues, énergie thermique des mers, …), une capacité de recherche et une industrie forte et diversifiée permettant d’envisager d’importantes synergies avec ces nouvelles activités. Une tendance irréversible face à la réglementation : dans le cadre du protocole de Kyoto, la France, comme les autres pays de l’UE, doit produire au moins 23 % "d’énergie verte" à l’horizon 2020 (selon la directive 2001/77/CE). Dans ce cadre, des appels d’offres ont été et vont être lancés pour essayer d’atteindre un objectif de 6 GW avec les énergies marines renouvelables (EMR). Les défis à relever pour la France sont de taille pour arriver à produire cette quantité : délais pour le développement des technologies, installation des parcs et raccordement au réseau terrestre étant autant d’étapes sensibles pour la réalisation de cet objectif ambitieux mais devant impérativement être tenu.
![]() Le Syndicat des Énergies Renouvelables rassemble plus de 500 entreprises ou associations d'entreprises ayant des activités relevant des filières énergie éolienne, énergie géothermique, énergie solaire photovoltaïque, énergie solaire thermique, énergie hydraulique, énergies marines, bois énergie, biocarburants et autres filières de la biomasse. Il a pour mission de : • promouvoir les intérêts des industriels et des professionnels français des énergies renouvelables ; • défendre les intérêts français au niveau des principaux programmes européens de soutien au secteur. Le SER assure la promotion des énergies renouvelables au travers du développement des activités entrepreneuriales prises en charge par ses adhérents. À cette fin, le SER les représente auprès des pouvoirs publics, nationaux, européens et régionaux ainsi qu'auprès des instances de régulation. Le SER fait valoir les bénéfices de ces activités auprès de l'opinion publique et des médias.
Comité EMR du GICAN Une tendance irréversible face à la réglementation : dans le cadre du protocole de Kyoto, la France, comme les autres pays de l’UE, doit produire au moins 23 % "d’énergie verte" à l’horizon 2020 (selon la directive 2001/77/CE). Dans ce cadre, des appels d’offres ont été et vont être lancés pour essayer d’atteindre un objectif de 6 GW avec les énergies marines renouvelables (EMR). Les défis à relever pour la France sont de taille pour arriver à produire cette quantité : délais pour le développement des technologies, installation des parcs et raccordement au réseau terrestre étant autant d’étapes sensibles pour la réalisation de cet objectif ambitieux mais devant impérativement être tenu. Les EMR nécessitent des connaissances et savoir-faire spécifiques liés à un milieu particulièrement exigeant : le GICAN (voir page 19) a créé début 2011 un comité EMR-Industrie pour fédérer et structurer les industriels du monde maritime français désireux de participer au développement des EMR. Au delà de la construction et de la maintenance des navires de pose et de services des champs EMR, les industriels de la filière navale et maritime peuvent aussi participer à la réalisation des fondations et structures des générateurs d'énergie, des sous-stations électriques, etc.
France Énergies Marines est l’Institut d’Excellence en matière d’Énergies Décarbonées (IEED) dédié aux énergies marines renouvelables (EMR). L’institut soutient la croissance de cette nouvelle filière industrielle en couvrant l’ensemble des EMR, dans une approche transversale facilitant le transfert entre technologies : l’éolien offshore fixe et flottant, le marémoteur et l’hydrolien, le houlomoteur et la conversion de l’énergie thermique des mers. Construit sur un large partenariat public-privé, France Énergies Marines active les synergies entre acteurs publics et privés, en particulier par la constitution d’équipes de recherche multi-disciplinaire. En interaction avec son activité de recherche, il coordonne 5 sites d'essais en mer : 2 éoliens, 1 houlomoteur, 1 hydrolien en mer et 1 hydrolien estuarien. www.france-energies-marines.org
Porteurs de projets pour les énergies marines renouvelables (éolien offshore posé)
![]() EDF Énergies Nouvelles est un leader international des énergies renouvelables. La société développe, finance, construit et exploite des centrales d’électricité verte en Europe et en Amérique du Nord, principalement pour compte propre et aussi pour compte de tiers. Lauréat des appels d’offre des parcs éoliens offshore de Courseulles-sur-Mer, Fécamp et Saint Nazaire, la société est également présente sur plusieurs autres filières d’énergies renouvelables : énergies marines, biogaz, biomasse et petite hydraulique ainsi que dans les énergies réparties. EDF EN est une filiale du groupe EDF. www.edf-energies-nouvelles.com
GDF SUEZ, leader mondial de l’énergie, est un producteur d’électricité de premier plan, avec un parc de 118,2GW installés, dont 15 % d’énergies renouvelables, et 11,8 GW en construction. En France, son parc de production de plus de 8 200 MW installés est composé de près de 60 % de sources d’énergie renouvelables. GDF SUEZ est engagé depuis de nombreuses années dans le développement des énergies renouvelables. Le groupe est notamment le leader de l’éolien terrestre en France avec plus de 1 000 MW en exploitation, et le deuxième producteur hydraulique avec 3 800 MW. Il est également l’un des premiers producteurs photovoltaïques avec à ce jour 5 centrales en exploitation pour une puissance totale de 41 MWc. Les énergies marines renouvelables font partie des axes stratégiques du groupe. Cette ambition s’illustre notamment par le développement de projets de parcs éoliens en mer en Belgique, hydroliens au Royaume-Uni et en Polynésie française, et d’installations houlomotrices au Brésil et au Portugal. En France, le groupe est également présent depuis 2005 sur la zone du Tréport pour développer un parc éolien en mer, avec sa filiale La Compagnie du Vent. Le groupe travaille par ailleurs sur deux projets de parcs hydroliens sur les plus importants gisements hydroliens français : le Raz Blanchard en Basse-Normandie et le passage du Fromveur au large du Finistère, en Bretagne.
Pionnière française de l’énergie éolienne, La Compagnie du Vent, filiale du groupe GDF SUEZ est aujourd’hui un acteur incontournable des énergies renouvelables. Elle possède et exploite, en France, un ensemble de 20 parcs éoliens totalisant plus de 230 mégawatts au 30 avril 2011. Elle a également initié le projet du parc éolien en mer des Deux Côtes au large de la Somme et de la Seine-Maritime, et le développe aux côtés de GDF SUEZ. La Compagnie du Vent cherche aussi à se diversifier dans le domaine des bioénergies et poursuit son développement en proposant également une large gamme de services et de partenariats en France et à l’étranger.
![]() Co-lauréat avec EDF Energies Nouvelles, Alstom et DONG du premier appel d’offres pour le développement de parcs éoliens en mer au large des côtes françaises, Nass&Wind Offshore développe des projets de parcs éoliens offshore d’une puissance potentielle équivalente à plus 1.000 MW. Suivant les meilleures pratiques en cours dans les pays d'Europe du Nord, Nass&Wind Offshore réalise des études techniques et environnementales permettant de caractériser avec précision les sites propices à l’implantation de projets EMR. Un atout majeur pour convaincre les industriels et les investisseurs les plus exigeants intéressés par ce type de projets au large des côtes françaises.
Neoen développe, finance, construit et exploite des centrales électriques vertes : éoliennes, photovoltaïques, et biomasse. Neoen Marine, filiale commune de Neoen et de la Caisse des Dépôts, développe des projets EMR. Ce développement lancé activement dés 2007, a permis aux projets de Neoen Marine d’atteindre un bon niveau de maturité grâce notamment à l’expertise et à l’implication des équipes de Neoen Marine qui s’attachent à mener ces projets industriels structurants dans le respect des préoccupations des acteurs des territoires. Ces développements ont notamment permis au consortium auquel Neoen Marine s’est associé d’être lauréat de l’appel d’offres éolien en mer 2011 sur la zone de Saint Brieuc.
![]() Le groupe Vattenfall, dont la maison-mère est détenue à 100 % par l’Etat suédois, est un des plus grands producteurs d’électricité et de chaleur européens. Le groupe qui compte 35.000 collaborateurs, a réalisé 20 Mrd€ de chiffre d’affaires en 2011. Deuxième hydro-électricien de l’Union Européenne, Vattenfall est également un leader de l’éolien en mer avec 9 parcs en exploitation dans 5 pays. Vattenfall souhaite aujourd’hui apporter cette expertise aux appels d’offres français.
Filiale du groupe international wpd, wpd offshore France conçoit et développe des projets éoliens offshore au large des côtes françaises. La construction et l’opération de plus de 100 parcs d’énergie renouvelable à travers le monde (pour une capacité cumulée de plus de 2,2 GW) ont permis au groupe wpd d’acquérir une connaissance incomparable de l’éolien. Ainsi, wpd est un des acteurs majeurs de l’éolien offshore avec plus de 1.000 MW en réalisation, principalement en mer Baltique. Dans le cadre du premier appel d’offres français pour l’éolien offshore, wpd offshore France est co-lauréat de deux sites : le projet de Fécamp (Seine-Maritime) et celui de Courseulles-sur-Mer (Calvados), soit une puissance totale cumulée de 948 MW.
Autres types d'énergies marines renouvelables Outre l'éolien offshore posé, les énergies marines renouvelables, ce sont aussi : • l'énergie éolien flottant, • l’énergie hydrocinétique, • l’énergie houlomotrice, • l’énergie marémotrice, • l’énergie thermique des mers. Ces énergies ont l’avantage d’être à la fois prévisibles et régulières. La France possède un potentiel de 12 GW de puissance installable et une quantité annuelle d’énergie récupérable estimée à 10 TWh/an.
La société Guinard Énergies est une société de développement qui a mis au point le système d’hydroliennes MegaWatForce destiné à capter et accélérer l’énergie des courants marins et la transformer en électricité. La nature de la conception permet au système de produire de fortes quantités d’énergie de manière prévisible. Concepteurs, fabricants, installation et maintenance pour les énergies marines renouvelables
![]() Fort de 30 ans d’expérience dans l'éolien, Alstom est fournisseur de solutions globales, depuis le développement, la conception et l’installation de fermes, à la fourniture et la maintenance d’éoliennes. Alstom propose une large gamme d'éoliennes terrestres d'une puissance nominale variant entre 1,67 MW et 3 MW. À ce jour, le groupe a installé plus de 2.200 éoliennes dans plus de 120 parcs éoliens, soit une capacité totale supérieure à 3.000 MW. Présent également dans l'éolien en mer, Alstom construit actuellement Haliade 150, première éolienne en mer de nouvelle génération d’une puissance de 6 MW. Avec Haliade 150, Alstom est le fournisseur exclusif du consortium mené par EDF EN pour les projets de Saint-Nazaire, Courseulles-sur-Mer et Fécamp qui totalisent un volume d’environ 240 éoliennes. Un plan industriel permettant la création d’une filière industrielle française d’excellence dans l’éolien offshore se concrétisera, notamment via l’implantation de 4 usines à Saint-Nazaire et Cherbourg. Ce dispositif sera complété par un centre d’ingénierie et de R&D Alstom dédié aux Energies Marines Renouvelables; il s’agira du premier et unique centre de ce type localisé sur le territoire national. Par ailleurs, Alstom conçoit et développe les technologies hydroliennes et houlomotrices. Dotées d’un fort potentiel de développement, les énergies marines vont contribuer à une plus grande diversité de combustibles dans le bouquet énergétique. Pour répondre aux besoins naissants, Alstom a installé à Nantes sa direction mondiale "Ocean Energy" qui développe à la fois les technologies hydroliennes (conversion de l’énergie des courants de marée) et houlomotrices (conversion de la force de la houle et des vagues). ![]() Travaillant sur l’ensemble des projets en développement pour la France et le monde, les équipes de R&D couvrent les domaines de compétence mécanique et électrique, contrôle commande et mesure, industriels et supply chain, tests sur banc d’essai on-shore, opération off-shore et études de site. Conçues comme des systèmes intégrés, les turbines hydroliennes et houlomotrices en développement s’appuient sur l’héritage technologique et l’expertise Hydro, Wind et Grid (transmission d’énergie) du groupe Alstom.
![]() Par l'intermédiaire de sa filiale AREVA Wind, AREVA conçoit, fabrique, assemble et met en service des éoliennes de forte puissance (5 MW), les M5000 spécialement conçues pour les parcs en mer de grande échelle. Le groupe fabrique également des pales de rotor, composant critique dans la différenciation d’une éolienne, et sécurise ainsi l'approvisionnement de nombreux composants clés. Des services de maintenance sur une période de cinq à dix ans sont également proposés aux clients afin de leur garantir la performance des composants. Fin 2009, AREVA a érigé en un temps record six éoliennes sur le premier site offshore allemand alpha ventus, opéré par le consortium DOTI comprenant EWE, EON et Vattenfall. Situé à quelques 45 kilomètres des côtes et par 30 mètres de fond, alpha ventus est le premier site éolien allemand offshore. Cette réalisation significative démontre la fiabilité technique des éoliennes M5000 et confirme l’efficacité de l’organisation dans la mise en oeuvre de ce projet piloté par le groupe. Cette expérience réussie promet d’avoir un impact déterminant sur le marché de l’éolien. AREVA fait aujourd’hui partie des 3 premiers acteurs du secteur de l’éolien en mer. A l’horizon 2014, 600 MW seront ainsi installés en mer, confortant l’avance technologique, industrielle et opérationnelle acquise par le groupe. Grâce à cette expérience unique, AREVA est prêt à décliner son modèle industriel, développé en Allemagne, sur les principaux marchés mondiaux de l’éolien offshore, et notamment en France et au Royaume-Uni. En France, AREVA fournira notamment 100 éoliennes au consortium "Ailes Marines" pour le champ de Saint-Brieuc dont la mise en service est prévue entre 2017 et 2019. Le groupe va créer pour cela deux usines au Havre pour l’assemblage des nacelles et la fabrication des pales. Cette base industrielle sera idéalement positionnée pour servir les parcs éoliens de la Manche et du sud de la mer du Nord. Au total, le champ de Saint-Brieuc permettra la création de près de 2.000 emplois à travers un réseau étendu de partenaires et de fournisseurs dans toute la France, particulièrement en Bretagne et en Normandie.
![]() Dans le cadre de sa stratégie de croissance championship, DCNS est le seul industriel au monde à investir dans quatre des principales technologies : l’énergie des courants de marées captée à l’aide de turbines sous-marines appelés "hydroliennes", l’énergie thermique des mers qui utilise la différence de température entre l’eau de surface, chaude dans les mers tropicales, et l’eau froide des profondeurs, l’énergie du vent en mer, captée à l’aide d’éoliennes flottantes installées au large, l’énergie des vagues. Fort de ses 400 ans d’expertise dans le domaine de la construction navale et de sa connaissance du milieu marin, DCNS a l’ambition de jouer un rôle majeur dans le développement d’une nouvelle filière en France des énergies marines renouvelables. DCNS dispose des moyens industriels dédiés ainsi que des savoir faire éprouvés en ingénierie de conception et en maîtrise de la fiabilité de systèmes complexes et des technologies marines.
Saipem est un leader de la réalisation de solutions clés en mains (Ingénierie, Management, Approvisionnements, Construction et Installation) pour les grands projets Offshore et Onshore dans le domaine de l’énergie et des infrastructures maritimes. Saipem dispose de capacités uniques en conception et construction et d’une flotte de navires spécialisés lui permettant de réaliser des projets Offshore de grande envergure. Les énergies renouvelables représentent un nouvel axe de développement. Saipem a réalisé de nombreuses études de faisabilité et participe aux appels d’offres pour les éoliennes offshore. Saipem est par ailleurs partenaire du projet d’hydrolienne Sabella. Le groupe emploie plus de 40.000 personnes dont 2.500 en France (au siège de Saint Quentin en Yvelines et en régions à travers sa filiale Sofresid).
La création d'une filière industrielle est une aubaine pour un pays. C'est dans cette perspective que nombre d'acteurs maritimes se positionnent : Bretagne Pôle Naval, Bureau Veritas, DAHER , Les pôles de compétitivité mer, Louis Dreyfus Armateurs, Neopolia, STX, VDC Offshore , etc.
Services, systèmes et produits à destination des énergies marines renouvelables Une veille d’informations internationales est publiée quotidiennement en français sur le portail des énergies de la mer www.mer-veille.com
![]() Laboratoire de recherche en Hydrodynamique, Énergétique et Environnement Atmosphérique (LHEEA) de l'École Centrale de Nantes est un laboratoire de recherche associé au CNRS. Il étudie les problématiques liées au Génie naval et océanique par une approche mixte : simulation numérique et expérimentale, grâce à des installations expérimentales uniques en France.
EurOceanique, membre du Groupe International MacArtney, est spécialisée dans la conception, la fabrication, la distribution et la maintenance de systèmes et produits à destination des énergies marines renouvelables, de l’offshore pétrolier, des opérateurs de survey, des scientifiques, de la Marine. Son domaine d’expertise s’étend des connecteurs étanches, câbles, boîtes de jonction, aux treuils, joints tournants, véhicules télé-opérés et remorqués, instrumentation océanographique et hydrographique, sonars, etc. EurOceanique offre une large gamme de solutions fiables et innovantes, du simple composant aux systèmes intégrés développés sur mesure.
La SPL West Normandy Marine Energy dont les donneurs d’ordre sont le Conseil Régional de Basse-Normandie, le Conseil Général de la Manche et la Communauté Urbaine de Cherbourg a pour objet : • La promotion du territoire auprès des acteurs intervenant dans le champ des énergies marines renouvelables, • La structuration d’une filière industrielle autour des énergies marines renouvelables. |













