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La pêche et les produits de la mer

 

La pêche maritime et l’aquaculture sont deux activités complémentaires essentielles pour la chaîne alimentaire et pour lesquelles la France se place parmi les leaders européens. 

 

 

La France métropolitaine compte 63 ports de pêche, 40 halles à marée, 12 organisations de producteurs, 600 entreprises de mareyage et de transformation. 

La filière pêche – du navire au consommateur – est un secteur important tant au plan économique qu’en terme d’aménagement du territoire. L’aquaculture marine avec 2.997 entreprises s’inscrit au sein de cette filière. 

L’encadrement de cette filière, en partie, par l’organisation professionnelle des pêches maritimes et des élevages marins a été modifié à la suite de la loi de modernisation de l’agriculture et de la pêche (LMAP) adoptée en juillet 2010. 

La pêche maritime 

La France est au 4e rang des pêches maritimes en Europe avec environ 10 % des captures communautaires.

 

chaîne alimentaire et pour lesquelles la France se place parmi les leaders européens. 

Quelques repères 

• 7.235 navires qui représentent 8,7 % de la flotte de l’Union Européenne (au 1er septembre 2011). 

• Flotte composée majoritairement de bateaux de moins de 12 mètres et de 10 % de navires de 12 à 24 mètres. 

• Chiffre d’affaires : proche du milliard d’euros. 

• La Bretagne contribue à 43 % de la production de la pêche débarquée en France métropolitaine, en valeur, devant les régions Basse Normandie (13 %) Pays de Loire (12 %), et Nord-Pas-de- Calais (9 %). 

• En quantité, la pêche fraîche représente 49 % de la pêche et de l’aquaculture marine. 

• La pêche congelée concerne en premier lieu les thons tropicaux (listao et albacore). 

Des métiers diversifiés et une zone de pêche étendue 

En France quatre types de pêche sont pratiqués : 

• ”La grande pêche” qui concerne les navires de plus de 1.000 TJB, et les navires de plus de 150 TJB dont les marées durent plus de 20 jours. 

• ”La pêche au large” qui concerne les navires dont les marées durent entre 4 et 20 jours. 

• ”La pêche côtière” pour les marées de 1 à 4 jours. 

• ”La petite pêche” pour les marées de moins de 24 heures. 

Les zones de pêche se situent vers les côtes françaises, aux abords de l’Écosse et de l’Irlande, entre l’Islande et le Groenland, au large de l’Espagne, du Golfe de Guinée jusqu’à l’Océan Indien (thon tropical) ou jusqu’à l’Antarctique (légine). 

Ventes et consommation 

• Les principales halles à marée, en valeur, sont Le Guilvinec, Lorient, Boulogne-sur-Mer, Les Sables d’Olonne, Erquy, Oléron et St Guénolé. En 2011, près de 212.232 tonnes y ont été vendues tant par des navires français qu’étrangers. 

• En 2010, les ménages français ont acheté, pour une consommation à domicile, leurs produits marins à 33 % en frais, 31 % en produits traiteurs réfrigérés, 21 % en produits surgelés, 15 % en conserve. La consommation moyenne annuelle par habitant est de 35,2kg. 

 

• Les restaurants, en 2009, ont acheté pour 1.182 millions d’€ dont 527.002 milliers € de produits frais, 548.241 milliers € de produits surgelés, 47.470 milliers € de produits traiteurs réfrigérés, 59.332 milliers € de conserve. 

 

Production de la pêche et de l’aquaculture marine française en 2009-2010* 

 

Comité National des Pêches Maritimes et des Elevages Marins (CNPMEM)

 

Le Comité National des Pêches Maritimes et des Élevages Marins (CNPMEM) est un organisme de droit privé chargé de missions de service public qui regroupe tous les professionnels des pêches et des élevages marins de la production. 

Outre le CNPMEM siégeant à Paris, l'organisation professionnelle s’organise désormais le long du littoral des façades maritimes métropolitaines et d'Outre-mer, autour de 14 Comités Régionaux et de 12 Comités Départementaux ou Interdépartementaux. 

Plus que jamais, le CNPMEM a vocation à s’assurer de l'exploitation responsable et équilibrée des ressources marines et de la valorisation des métiers, des hommes et des femmes du secteur. Il est en charge de l'encadrement des pêcheries maritimes, et participe activement à l'élaboration des réglementations françaises et européennes afférentes. 

Les sujets et dossiers suivis ou traités par le CNPMEM répondent à un même objectif : faire reconnaître à tous les niveaux de décision français, européen et international, l’engagement et la responsabilité des professionnels de la filière, notamment au titre ”d’une pêche responsable et d’un développement durable”. 

”Pêcheur Français, un métier légitime, responsable, utile au plus grand nombre et résolument tourné vers l’avenir.”. 

 

www.comite-peches.fr

France Pêche Durable et Responsable 

France Pêche Durable & Responsable est l’association de préfiguration d’une fondation nationale qui a vocation de fédérer réflexion et actions susceptibles de contribuer au maintien des métiers artisanaux et industriels de la pêche en France et au développement de l’économie halieutique. 

Sa création en 2008 est la manifestation résolue d’un groupe de responsables d’origines diverses, ayant en commun une longue expérience de la pêche, des mandats de haut niveau dans les organisations françaises et européennes représentatives et partageant la volonté de favoriser l’évolution indispensable des métiers de pêche dans un cadre indépendant, novateur et partenarial. 

France Pêche Durable & Responsable s’engage en initiant plusieurs projets à haute valeur technologique ajoutée, visant à faire émerger des solutions techniques innovantes, notamment dans le domaine de la propulsion économe et des engins de pêche “soutenable”. 

www.francepechedurable.eu 

Orthongel 

 

Orthongel (organisation française des producteurs de thon congelé et surgelé) a pour missions de rechercher et gérer les licences d’accès aux eaux des pays tiers où les navires exercent leur activité, de représenter, défendre et promouvoir les intérêts des armateurs thoniers, de contribuer à la gestion de la pêcherie et de promouvoir l’adoption de méthodes de pêche durable et responsable. C’est donc un interlocuteur privilégié de la DPMA et de la DG MARE à la Commission européenne. 

 

La flottille des adhérents d'Orthongel compte 22 thoniers senneurs de 60 à 90 m répartis entre 3 armements : Compagnie Française du Thon Océanique (13 senneurs congélateurs), Saupiquet (4 senneurs congélateurs) et SAPMER (5 senneurs surgélateurs) en activité en Atlantique (9 navires) et en Océan Indien (13 navires). Les armements français emploient environ 400 marins français et 550 marins étrangers (principalement des pays avec lesquels des accords de pêche existent). La production est principalement composée d’albacore et de listao (les thons représentent 98 % des captures totales) et destinée aux conserveries. Ces dernières années, la production globale française s’élevait à environ 100.000 t dont deux tiers de l’Océan Indien. Le chiffre d’affaires annuel varie entre 110 et 140 M€.  

www.francepechedurable.eu

 

Union des Armateurs à la Pêche de France (UAPF)

L’Union des Armateurs à la Pêche de France (UAPF) fédère les armements français structurés à la pêche. Ceux-ci exploitent des navires de pêche hauturière et de grande pêche tant dans les eaux de l’Atlantique Nord-Est, que dans celles de la Guyane française, de l’Atlantique Centre Est, de l’Océan Indien et de l’Océan Austral. 

L’UAPF représente et promeut les intérêts des armements à la pêche français auprès des pouvoirs publics, des instances communautaires, des organisations régionales et internationales chargées de la gestion des pêcheries, et des autres organisations professionnelles nationales et communautaires. Elle accompagne les relations qu’ils nouent avec les Instituts de Recherche halieutiques. 

Avec près de 28 % des ventes, l’aquaculture marine est devenue un acteur essentiel de la filière 

L’aquaculture française comprend essentiellement la conchyliculture (ostréiculture/huîtres et mytiliculture/ moules) et la pisciculture, marine et continentale. 

L’Organisation des Nations unies pour l’Alimentation (FAO) estime qu’environ 100 millions de personnes dépendent aujourd’hui de l’aquaculture pour subvenir à leurs besoins. Selon son rapport 2012 sur la situation mondiale des pêches et de l’aquaculture, les pêches de capture et l’aquaculture ont produit approximativement 148 millions de tonnes de poisson en 2010 pour une valeur totale de 217,5 milliards de dollars, dont 128 millions de tonnes environ pour l’alimentation humaine, et les données préliminaires montrent que la production a augmenté en 2011, atteignant 154 millions de tonnes, dont 131 millions de tonnes destinées à l’alimentation. 

SFAM - Syndicat Français de l'Aquaculture Marine et Nouvelle

Le SFAM regroupe la grande majorité des pisciculteurs français d’espèces marines et nouvelles (bar, daurade, esturgeon, maigre, saumon, turbot et maintenant sole). La production du secteur représente environ 70 millions d’alevins (dont plus 70 % à l’export), environ 6.000 tonnes de poissons à la consommation et 20 tonnes de caviar. Basé à Bordeaux, il participe aux travaux de toutes les instances concernées par le secteur et milite pour un développement durable de la filière, car actuellement les produits piscicoles français ne représentent que 2 % de la consommation française des produits de la mer. La filière traverse actuellement une période difficile et attend la concrétisation de la volonté politique affichée de pérenniser et développer le secteur. 

COFREPECHE - France Aquaculture

Cofrepeche est un bureau d’étude créé en 1980 par des professionnels, auquel l’Ifremer a adhéré en 1985 et qui a intégré France Aquaculture en 1994. Ensemblier de savoir-faire, il est spécialisé dans la pêche et l’aquaculture dans le monde. Le déploiement spectaculaire et durable des thoniers senneurs français puis espagnols en Océan Indien dans les années 80, a été sa première ”success story”. Depuis, les experts de Cofrepeche sillonnent le monde pour réaliser études, expertises, assistances techniques, missions d’ingénierie afin de gérer durablement le secteur et créer des emplois. Dans de nombreux pays, Cofrepeche est devenu un partenaire incontournable. Cofrepeche est installé au Maroc depuis 2009 avec sa filiale COFMA/ Maroc Aquaculture Service. 

www.cofrepeche.fr

Coopération Maritime

La Coopération Maritime française fédère 138 coopératives maritimes et autres entités juridiques réparties en six branches d’activité (avitaillement, armement–gestion, organisations de producteurs–mareyage, cultures marines, mutuelles et assurances, banque). Avec un chiffre d’affaires de 417 M€, la Coopération Maritime est un groupe leader de la pêche maritime française. Sa vocation est de représenter, de développer, d’animer et de promouvoir les activités des coopératives maritimes dans le secteur de la pêche et des cultures marines. 


 

La conchyliculture française se classe au 2e rang européen, avec une production moyenne de 200.000 tonnes de coquillages par an pour un C.A. de l’ordre de 774 millions d’euros. 

 

4.643 exploitants détiennent au total près de 49.716 concessions sur le domaine public maritime : soit 15.480 hectares de parcs et 1.631 km de lignes de bouchot ; ainsi que 2.118 hectares sur le domaine privé. 

2.872 établissements détiennent un agrément sanitaire d’expédition (commerce, mise en marché). Le secteur emploie 20.000 personnes soit 10.500 équivalents temps plein. 

 

La conchyliculture se caractérise par une forte hétérogénéité des conditions d’élevage tant d’un point de vue des espèces que de la diversité des sites de production le long du littoral français (Manche, Atlantique, Méditerranée). 

L’ostréiculture, avec près de 2.654 entreprises, produit 130.000 tonnes d’huîtres en moyenne. Ce volume représente un chiffre d’affaires estimé à 630 millions d’euros. 

La mytiliculture produit 65 milles tonnes de moules en moyenne et engendre un chiffre d’affaires estimé à 120 millions d’euros. 

L’élevage des autres coquillages génère un chiffre d’affaires de l’ordre de 24 millions d’euros. 

(Source : Comité National de la Conchyliculture – 2011) 

 

La pisciculture marine se caractérise par la concentration de la filière. Les huit plus grosses entreprises du secteur (qui en comporte une cinquantaine) représentent en effet trois quarts des ventes, qui atteignent au total près de 8.000 tonnes. Le secteur s’est spécialisé dans l’écloserie de poissons marins produisant plus de 70 millions d’alevins dont 72 % sont exportés. 

La production des principales espèces (bar, daurade royale) est partagée entre la région Nord et la Méditerranée, le turbot étant plutôt élevé sur la côte atlantique. 

 

Signe de qualité, les professionnels de la filière ont élaboré un cahier des charges qui a abouti à la mise en place d’une démarche qualité ”Qualité- Aquaculture de France”, destinée à identifier et valoriser les produits de l’aquaculture marine. 

(Source : DPMA 2011). 

Parmi les produits de la mer, se trouvent aussi les ressources du fond marin, tels que les granulats :  

UNPG

L’Union nationale des producteurs de granulats (UNPG) rassemble les entreprises productrices de sables et graviers. Sur une consommation annuelle de 376 millions de tonnes de granulats, entre 6 et 7 millions sont des granulats siliceux et calcaires d’origine marine. 

Une douzaine d’entreprises extraient des granulats marins au moyen d’une quinzaine de navires sabliers qui approvisionnent une vingtaine de ports français. L’activité emploie 300 personnes tant en mer qu’à terre (terminaux sabliers). Elle génère un chiffre d’affaires de l’ordre de 70 millions d’euros. 

 

La mission de l’UNPG est de défendre les intérêts collectifs de ses adhérents. Son rôle consiste également à les assister et les informer dans les domaines aussi variés que l’accès à la ressource minérale, la législation, la protection de l’environnement, la qualité des produits, la conjoncture économique, etc. 

 

www.unpg.fr

 

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